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Élection présidentielle française de 2012
Précédent 2007 à venir Suivant
Élection présidentielle française de 2012
François Hollande
Élection présidentielle française de 2012
Nicolas Sarkozy
PS UMP
Résultats du 2nd tour
18 000 668 voix 16 860 685 voix
51,64 % 48,36 %
Précédent Président sortant
Nicolas Sarkozy
Président élu
François Hollande
Suivant

L'élection présidentielle française de 2012, dixième élection présidentielle de la Cinquième République et neuvième au suffrage universel direct, est un scrutin visant à élire le président de la République française pour un mandat de cinq ans. Elle se tient les 22 avril 2012 et 6 mai 2012 ; dans certains territoires d'outre-mer, en raison du décalage horaire, elle s'est déroulée les 21 avril et 5 mai 2012.

Le premier tour voit s'affronter dix candidats. François Hollande, candidat du Parti socialiste, et Nicolas Sarkozy, président sortant et candidat de l'UMP, se qualifient pour le second tour, avec respectivement 28,63 % et 27,18 % des suffrages exprimés. Parmi les candidats éliminés, Marine Le Pen (17,90 %), Jean-Luc Mélenchon (11,10 %) et François Bayrou (9,13 %) obtiennent des scores significatifs. À l'issue du second tour, deux semaines plus tard, François Hollande est élu président de la République avec 18 000 668 voix et 51,64 % des suffrages exprimés, contre 16 860 685 voix et 48,36 % à son adversaire.

L'investiture du président de la République a lieu le 15 mai 2012. Le mois suivant, les élections législatives donnent une majorité à la gauche.

Logo de l'élection présidentielle française de 2012.

Sommaire

Modalités

Le président de la République française est élu pour un mandat de cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours[1],[2]. Conformément à la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui limite l'exercice de la présidence à deux mandats consécutifs, Nicolas Sarkozy, président de la République française depuis 2007, est éligible pour concourir à un second quinquennat. Les candidats qui veulent se présenter à cette élection doivent satisfaire aux conditions de l'élection présidentielle française.

Le Conseil constitutionnel est, selon l'article 58 de la Constitution, garant de la régularité de l'élection, de l'examen des réclamations et de la proclamation des résultats. Un cas d'empêchement d'un candidat ou du président, ou bien de vacance du pouvoir, peut selon la Constitution conduire à retarder ou bien avancer l'échéance électorale[3].

Candidats

Dépôt des signatures

Les candidats déclarés à l'élection présidentielle ont jusqu'au 16 mars 2012 pour déposer leurs cinq cents parrainages d'élus auprès du Conseil constitutionnel[4]. En effet, selon la loi du 6 novembre 1962[5], « les présentations doivent parvenir au Conseil constitutionnel au plus tard le sixième vendredi précédant le premier tour de scrutin à dix-huit heures. »

Les 42 000 élus habilités à parrainer un candidat reçoivent directement un formulaire de présentation qu'ils peuvent renvoyer au Conseil constitutionnel sans le communiquer au candidat choisi[6]. Généralement, les candidats collectent les formulaires auprès des élus et les envoient eux-mêmes au Conseil constitutionnel[6].

Le 7 mars 2012, Nathalie Arthaud annonce avoir déposé 521 parrainages d'élus au Conseil constitutionnel[7]. Le lendemain, Jacques Cheminade annonce à son tour le dépôt de 538 parrainages[8]. Le 13 mars, Philippe Poutou revendique « entre 520 et 530 formulaires officiels »[9] (il en déposera finalement 572 au Conseil le 16[10]) et Marine Le Pen affirme, lors d'un meeting à Hénin-Beaumont, qu'elle a réussi à rassembler un nombre suffisant de parrainages pour se porter candidate[11]. Le 14 mars, Nicolas Dupont-Aignan revendique le dépôt de 708 parrainages au Conseil constitutionnel[12]. Le 15 mars, Eva Joly déclare avoir déposé 639 parrainages[13] et Jean-Luc Mélenchon annonce avoir recueilli près de 1 100 parrainages, qu'il a déposés au Conseil constitutionnel[14].

Cette règle des 500 parrainges est régulièrement critiquée par les candidats ayant du mal à les obtenir. Cette fois-ci, Marine Le Pen a longtemps affirmé ne pas savoir si elle serait en mesure de se présenter, tandis que l'écologiste Corinne Lepage, entre autres, n'a pas pu concourir, faute d'un nombre de signatures suffisant[15].

Candidatures validées

Le 19 mars, le Conseil constitutionnel présente la liste des dix candidats ayant obtenu les 500 signatures requises[16]. Cette liste est publiée au Journal officiel du lendemain, dans un ordre tiré au sort et devant être respecté tout au long de la campagne officielle[17]. Le 31 mars suivant, le Journal officiel publie pour chaque candidat une liste de noms de 500 parrains tirés au sort[18].

Candidatures retirées ou n'ayant pas abouti

De nombreuses autres candidatures ont été pressenties, qu'elles aient été officiellement déclarées ou simplement évoquées. Certaines de ces candidatures potentielles ont d'ailleurs été prises en considération par certains sondages, mais toutes ont été retirées ou n'ont pas abouti, notamment parce que ces personnalités n'ont pas réuni les parrainages suffisants ou ont échoué lors de l'investiture de leur parti.

Liste alphabétique des principales candidatures pressenties :

Contexte

L'élection présidentielle intervient après dix-sept années de présidence de droite et dix années de majorité UMP.

Le président sortant, Nicolas Sarkozy, exerce ses fonctions depuis 2007. Les élections intermédiaires ont été difficiles pour la droite. Pendant son mandat, le président de la République a dû faire face aux conséquences de la « Grande Récession » et de la crise de la dette dans la zone euro. Il est critiqué par l'opposition pour son style de présidence et sa gestion de la crise sur le plan intérieur, bien que sa politique internationale fasse plus consensus. Alors que sa cote de popularité, tombée à un niveau très bas, remonte à partir de la fin de l'année 2011 et qu'aucune autre candidature ne se dégage à droite, sa volonté de briguer un second mandat ne fait guère de doute.

Le Parti socialiste, après avoir traversé une phase difficile au moment du congrès de Reims, a profité de l'impopularité du président Sarkozy. La candidature du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, appuyée par sa stature internationale et des sondages très favorables, apparaissait comme acquise. Mais après les accusations d'agression sexuelle portées contre ce dernier, c'est finalement François Hollande qui est désigné candidat face à la première secrétaire du PS, Martine Aubry, à l'issue d'une primaire « ouverte ». François Hollande fait dès lors figure de grand favori de l'élection, les sondages de second tour le créditant de plus de 60 % des voix face à Nicolas Sarkozy.

À l'extrême droite, Marine Le Pen semble en position de force en raison des scores réalisés par le Front national aux élections régionales et cantonales, et des intentions de vote en sa faveur, qui atteignent un niveau inédit pour une candidature d'extrême droite. La gauche radicale apparaît quant à elle divisée, puisque plusieurs candidats s'en revendiquant sont en lice ; seul Jean-Luc Mélenchon semble se détacher. Du côté du MoDem, François Bayrou, qui se présente à nouveau après son bon score de 2007, semble promis à un score inférieur à celui réalisé cinq ans plus tôt. Les autres candidats sont qualifiés de « petits candidats », bien que par un temps, Eva Joly, désignée candidate écologiste face au médiatique Nicolas Hulot, pouvait espérer réaliser un score significatif.

Déroulement

Premier tour

Campagne

Affiches électorales officielles pour le premier tour de la présidentielle de 2012 ; Montpellier (Hérault).

La campagne officielle débute le 20 mars 2012, au lendemain de l'annonce de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel. Lors des trois premières semaines, un principe d'équité doit régir le traitement des informations et les candidats ont un temps de parole identique dans les médias télévisés et radio. Au cours des deux dernières semaines, les candidats ont un traitement strictement égal (temps de parole et heures de diffusion identiques) dans l'ensemble des médias télévisés et radio, et des spots de campagne sont diffusés. Cette règle n'est pas sans effet : Dominique Souchier doit mettre fin à ses deux émissions sur Europe 1, Le Grand Jury fait des émissions à thème, sans invité, tandis que les chaînes d'information en continu compensent en plein milieu de la nuit, tant que c'était légal, le temps d'antenne dû aux petits candidats[38]. Les chaînes de télévision en France métropolitaine doivent brouiller leur signal pour ne pas diffuser des messages « ayant un caractère de propagande électorale », car les ultramarins votent un jour avant les électeurs de la métropole[39]. Le CSA reçoit ainsi moult pressions pour déroger à cette règle[40], mais c'est, in fine, le Conseil constitutionnel qui veille à son respect.

Le début de la campagne officielle est perturbée par les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban et déclarée « suspendue » par certains candidats[41],[42]. Selon Jean-Luc Mélenchon, la poursuite de la campagne est au contraire « un acte de résistance morale, intellectuelle et affective »[43]. D'autres candidats mettent en garde contre une possible récupération politique des évènements, comme Philippe Poutou, qui redoute un possible « calcul politique derrière pour faire diversion par rapport à la crise »[44].

La campagne est aussi marquée par la montée des intentions de vote en faveur candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui passe d'environ 6 % début janvier[45] à 17 % à moins de deux semaines du premier tour[46]. La popularité croissante de Jean-Luc Mélenchon se manifeste aussi par le succès populaire de ses meetings en plein air (120 000 personnes revendiquées le 18 mars à Paris, place de la Bastille[47], puis 70 000 le 5 avril à Toulouse, place du Capitole[48] et à nouveau 120 000 le 14 avril à Marseille sur les plages du Prado[49]). Le 10 avril, 47 % des répondants à une enquête de l'Ifop estiment qu'il est le candidat menant la meilleure campagne, devant Nicolas Sarkozy, cité par 19 % des sondés[50]. D'après Europe 1, qui publie une analyse hebdomadaire sur le sujet, Jean-Luc Mélenchon est aussi le candidat le plus populaire sur les réseaux sociaux sur Internet[51].

Le 15 avril, Nicolas Sarkozy et François Hollande donnent meeting à Paris, respectivement place de la Concorde et devant le château de Vincennes, revendiquant chacun au moins 100 000 participants[52].

Pendant la campagne, Marine Le Pen assigne Eva Joly en justice. Cette dernière l'avait accusée d'être « l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ». Déclarées « irrecevables » en première instance, les poursuites engagées par la candidate du Front national sont finalement jugées en appel, où Eva Joly est relaxée au « bénéfice de la bonne foi »[53].

Débats télévisés

Pour la première fois dans l'histoire, la totalité des candidats participe avant le premier tour à une émission, d'égal à égal. Si le projet d'une émission à dix a échoué du fait du refus des deux favoris[54], France 2 diffuse finalement deux « débats à cinq », qui prennent en réalité la forme de succession d'interviews sans que les candidats ne se croisent sur le plateau, dans l'émission Des paroles et des actes, présentée par David Pujadas. Le 11 avril, se succèdent Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Eva Joly, Marine Le Pen et Philippe Poutou, puis le lendemain, Nathalie Arthaud, François Bayrou, Jacques Cheminade, Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Sarkozy. Au niveau des audiences, Jean-Luc Mélenchon est le candidat le plus suivi, avec 4,7 millions de téléspectateurs à l'heure de son passage sur le plateau de France 2, suivi par Nicolas Sarkozy (4,3 millions de téléspectateurs)[55].

Le 16 avril, un « débat à dix » est organisé dans l'émission Mots croisés présentée par Yves Calvi, mais seulement cinq candidats sont présents : Nicolas Dupont-Aignan, Eva Joly, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade et Philippe Poutou. Les cinq autres candidats sont représentés par Nathalie Kosciusko-Morizet (porte-parole de Nicolas Sarkozy), Jean-Marc Ayrault (conseiller spécial de François Hollande), François Delapierre (directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon), Florian Philippot (directeur stratégique et porte-parole de Marine Le Pen) et Marielle de Sarnez (directrice de campagne de François Bayrou).

Tenue du scrutin

Résultats du scrutin du premier tour : candidats arrivés en tête, par département.
  •      François Hollande
  •      Nicolas Sarkozy
  •      Marine Le Pen

Le scrutin se déroule le dimanche 22 avril 2012, les horaires d'ouverture des bureaux de vote variant selon les villes : la règle commune est de 8 heures à 18 heures[56], mais l'heure de clôture est étendue à 19 ou 20 heures, heure de Paris, dans les grandes villes.

Afin d'éviter que des électeurs d'outre-mer ne soient influencés par les estimations diffusées à partir de 20 h en métropole, certains territoires votent la veille, le samedi 21 avril 2012, de h à 18 h : cela concerne les départements français d'Amérique (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi que les postes consulaires situés sur le continent américain, y compris Hawaï. Le dimanche est le jour régulier pour la France métropolitaine, la Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, les îles Wallis-et-Futuna et dans les ambassades et consulats à l'étranger[57]. Le Royaume-Uni et le Portugal, par contre, votent le même jour que la France alors que ces deux pays sont en retard d'une heure par rapport à la France, les bureaux fermant à 18 h locales.

Par rapport à la précédente élection présidentielle, on note une baisse sensible de l'utilisation des machines à voter (82 communes en 2007 pour 1,5 million d'électeurs, 64 communes en 2012 pour 1 million d'électeurs)[58],[59]. Par exemple, la ville de Lorient n'y recourt plus afin d'éviter les éventuels soupçons, ou réticences, et permettre une meilleure visibilité des différentes candidatures[60]. Aucune nouvelle autorisation n'a été donnée depuis 2007, d'autant plus que, d'après le ministère de l'Intérieur, « un scrutin avec une forte participation comme la présidentielle n'est pas forcément le meilleur moment » pour instaurer ce système de vote, qui permet d'éliminer les scrutateurs. Les machines proviennent des États-Unis. Le personnel employé en mairie opère en suivant les instructions des éditions Berger-Levrault, qui ont adapté les machines. Elles sont inspectées par Bureau Veritas[61]. Les Français établis hors de France ne peuvent voter par Internet ; pour ce faire, ils devront attendre les législatives du mois d'après.

Les médias français n'ont pas le droit de diffuser d'estimations des résultats avant la fermeture de tous les bureaux de vote, c'est-à-dire à 20 h, ce qui n'est pas le cas des médias étrangers, en particulier les francophones de Belgique et de Suisse, qui ne sont pas soumis, par leur législation, aux mêmes règles que les médias français[62].

Second tour

Campagne

Traditionnellement (depuis 1974 et à l'exception notable de l'élection de 2002), un débat télévisé entre les deux finalistes a lieu quelques jours avant ce second tour. Celui-ci s'est tenu le 2 mai 2012 sur TF1, France 2, Public Sénat, LCP, TV5 Monde, les chaînes d'information en continu BFM TV, i>Télé et LCI mais également sur les stations de radio Europe 1, RTL, France Inter et France Info ; il était coprésenté par David Pujadas et Laurence Ferrari. Selon l'institut Médiamétrie, 17,79 millions de téléspectateurs ont suivi ce débat télévisé, score sensiblement inférieur aux 20,4 millions de téléspectateurs qui avaient suivi le débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle française de 2007[63]. Durant cet entre-deux-tours, les deux candidats qualifiés poursuivent également leur débat avec des journalistes, se succédant dans les émissions sans pour autant s'affronter directement, par exemple dans la matinale de RTL le 27 avril 2012.

Durant l'entre-deux-tours, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou et Jacques Cheminade appellent soit à voter pour François Hollande soit à battre Nicolas Sarkozy[64]. Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Nathalie Arthaud ne donnent aucune consigne de vote, la candidate du FN déclarant toutefois son intention personnelle de voter blanc[64]. Le 3 mai 2012, François Bayrou, dernier candidat battu à se prononcer, déclare qu'il votera François Hollande à titre personnel sans toutefois donner de consignes de vote à ses électeurs du premier tour[65].

Attitude des médias

Les médias font l'objet de nombreuses critiques pendant et après la campagne présidentielle.

L'UMP dénonce leur partialité et les tient pour partie responsable de l'échec de son candidat, alors que le scrutin était plus serré que prévu. Ses dirigeants critiquent en particulier la virulence des attaques envers Nicolas Sarkozy et la différence de traitement médiatique avec François Hollande, notamment après les « Unes » de Libération et celle de L'Humanité comparant Sarkozy au maréchal Pétain[66],[67]. À ce sujet, Nicolas Sarkozy déclare : « Quand je pense qu'on a dit que c'est moi qui maîtrisais les médias ! Qu'est-ce que ce serait si je ne les maitrisais pas ? », tandis qu'Alain Juppé déclare n'avoir jamais vu « un tel engagement partisan de la classe médiatique contre un candidat honni, en faveur d'un futur président unanimement considéré comme déjà sacré »[68].

De son côté, le candidat socialiste, François Hollande, évoque son « grand respect pour l'institution » médiatique et déclare refuser de juger la presse quand on l'interroge sur la Une de L'Humanité, bien qu'il ait refusé de donner une interview au Figaro, jugé pro-Sarkozy[66].

Après la victoire du candidat socialiste, un sondage TNS Sofres indique que 40 % des Français considèrent que les médias ont favorisé François Hollande dans leur traitement de la campagne, contre 10 % pour Nicolas Sarkozy[69]. Selon un autre sondage, réalisé par Harris Interactive, 74 % des journalistes ont voté en faveur du candidat du PS au second tour de l'élection présidentielle[70].

Modalités et résultats

Résultats du scrutin du second tour en Métropole : vote majoritaire par commune.
  •      François Hollande
  •      Nicolas Sarkozy
  •      Égalité

Un candidat à l'élection (au premier tour ou au deuxième tour) ne peut être élu qu'à la majorité absolue. Au premier tour, aucun des candidats n'a obtenu plus de 50 % des suffrages exprimés, ce sont donc les deux candidats en tête de ce premier tour, François Hollande (PS) et Nicolas Sarkozy (UMP), qui sont retenus pour participer au second tour, deux semaines après le premier, c'est-à-dire le dimanche 6 mai 2012 (le samedi 5 mai 2012 dans les cas précisés à la section Période de scrutin). Il est remporté par François Hollande qui est élu président de la République.

La participation est de 80,35 %. François Hollande est élu septième président de la Ve République avec 51,64 % des suffrages exprimés.

Le nombre de bulletins blancs ou nuls, supérieur à deux millions, est le plus élevé jamais observé au second tour d'une élection présidentielle en France, mais le troisième seulement en pourcentage des votants (5,82 % alors qu'on en avait enregistré 5,97 % à l'élection présidentielle de 1995 et 6,42 % à celle de 1969)[71]. Comme Jacques Chirac en 1995, François Hollande est ainsi élu par moins de 50 % des votants[72].

Sondages

Parmi les sondages publiés et contrôlés par la Commission des sondages, leur nombre a connu une augmentation de 35 % par rapport à l'élection présidentielle de 2007[73].

Avant le premier tour

Cette élection est marquée par la suprématie des candidats socialistes dans les sondages. Avant que n'éclate l'affaire du Sofitel de New York, le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, apparaît comme le mieux placé face à Nicolas Sarkozy. Un sondage LH2 réalisé au début du mois de mai 2011 va même jusqu'à le créditer d'une avance de 30 points sur le président sortant, avec 65 % d'intentions de vote au second tour. L'avance de François Hollande et Martine Aubry, autres candidats potentiels, est moindre, mais reste très importante. De l'avis général, il semble alors difficile pour Nicolas Sarkozy de refaire son retard en seulement quelques mois de campagne. L'hypothèse d'un « 21 avril à l'envers » est même évoqué au début de l'année 2011, quand plusieurs sondages placent la candidate du Front national, Marine Le Pen, devant le président sortant.

À l'issue d'une primaire « ouverte », François Hollande, fraîchement désigné candidat du PS, conforte son avance : un sondage BVA, réalisé courant octobre 2011, le crédite ainsi de 16 points d'avance sur Nicolas Sarkozy au premier tour et de 28 au second. Mais par la suite, l'avance du candidat socialiste s'effrite, en particulier avec l'annonce de candidature du président sortant et le début de la campagne officielle. Son avance reste néanmoins confortable, en particulier au second tour, où il ne descend jamais en dessous de 54 % d'intentions de vote. C'est au premier tour que l'écart se resserre le plus, Nicolas Sarkozy passant un temps en première position.

La baisse d'intentions de vote en faveur du candidat socialiste au premier tour s'explique en partie par la percée de Jean-Luc Mélenchon, qui passe de 8 % en février à environ 15 % quelques jours avant le premier tour. Pour les commentateurs, il constitue la véritable surprise de la campagne et l'hypothèse qu'il s'impose comme le « troisième homme », devant Marine Le Pen, apparaît crédible.

De son côté, le candidat du MoDem, François Bayrou, baisse régulièrement dans les études d'opinion, tandis que les « petits candidats » ne dépassent guère les 2 %, y compris Eva Joly, qui avait pourtant frôlé la barre des 10 % en 2011.

Entre-deux tours

Juste avant le premier tour, François Hollande bénéficiait d'une avance de 8 à 14 points dans l'hypothèse d'un duel face à Nicolas Sarkozy. Même si son avance reste importante, les premiers sondages réalisés après le 22 avril indiquent que l'écart se réduit de façon sensible. Cette évolution se poursuit la deuxième semaine de campagne et les tous derniers sondages lui accordent une avance de 5 à 7 points. Finalement, l'écart sera encore moindre, puis François Hollande l'emportera avec 51,64 % des suffrages, soit seulement 3,28 points de plus que son adversaire.

Pendant cette campagne, les sondages ont été très critiqués, en particulier par des partisans de Nicolas Sarkozy, qui ont accusé les instituts d'avoir favorisé le candidat socialiste en surestimant les intentions de vote en sa faveur, aussi bien au premier tour, où même les sondages sortis des urnes accordaient une avance trop importante à François Hollande par rapport aux résultats définitifs, qu'au second.

Répartition sociologique du vote

Un sondage Ipsos/Logica, réalisé dans les jours qui précédaient le premier tour, indique que les ouvriers avaient majoritairement l'intention de voter pour un candidat de droite ou d'extrême droite (51 %) plutôt que pour un candidat de gauche (40 %) ou du centre (9 %)[74]. Dans le détail, les ouvriers semblaient vouloir voter avant tout pour Marine Le Pen (29 %) et François Hollande (27 %)[74]. Le même sondage signale que les jeunes électeurs (18-24 ans) souhaitaient voter en priorité pour François Hollande (29 %), Nicolas Sarkozy (27 %), puis Marine Le Pen (18 %)[74]. Les retraités auraient quant à eux voté avant tout pour les deux candidats qualifiés pour le second tour : d'abord Nicolas Sarkozy (38 % selon OpinionWay, 37 % selon l'Ifop) puis François Hollande (31 % selon OpinionWay, 32 % selon l'Ifop)[75].

À l'issue du second tour, un sondage CSA indique que les catégories populaires ont majoritairement voté pour François Hollande (60 %), parmi lesquels 70 % des ouvriers, mais que les électeurs de ces catégories qui avaient opté pour Marine Le Pen au premier tour s'étaient majoritairement reporté sur l'abstention ou le vote blanc (38 %)[76].

Selon une étude réalisée par l'institut de sondages OpinionWay, 93 % des électeurs musulmans (qui représentent environ deux millions de personnes) ont voté pour François Hollande lors du second tour[77]. D'après une autre étude, réalisée par l'institut Harris Interactive, 79 % des catholiques pratiquants ont voté pour Nicolas Sarkozy au second tour[78].

Résultats

Le tableau ci-dessous présente les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, le 25 avril pour le premier tour et le 10 mai pour le second.

Premier tour
22 avril 2012
Second tour
6 mai 2012
Nombre % des
inscrits
% des
votants
Nombre % des
inscrits
% des
votants
Inscrits 46 028 542 46 066 307
Votants 36 584 399 79,48 % 37 016 309 80,35 %
  suffrages exprimés 35 883 209 77,96 % 98,08 % 34 861 353 75,68 % 94,18 %
  bulletins blancs ou nuls 701 190 1,52 % 1,92 % 2 154 956 4,68 % 5,82 %
Abstentions 9 444 143 20,52 % 9 049 998 19,65 %
Candidat
Parti politique
Voix % des
exprimés
Voix % des
exprimés
  François Hollande
Parti socialiste, soutenu par le Parti radical de gauche, le Mouvement républicain et citoyen, Génération écologie et Cap21
10 272 705 28,63 % 18 000 668 51,64 %
  Nicolas Sarkozy
Union pour un mouvement populaire, soutenu par le Parti radical, le Nouveau Centre, le Parti chrétien-démocrate et Chasse, pêche, nature et traditions
9 753 629 27,18 % 16 860 685 48,36 %
  Marine Le Pen
Front national
6 421 426 17,90 %
  Jean-Luc Mélenchon
Front de gauche
3 984 822 11,10 %
  François Bayrou
Mouvement démocrate
3 275 122 9,13 %
  Eva Joly
Europe Écologie Les Verts
828 345 2,31 %
  Nicolas Dupont-Aignan
Debout la République
643 907 1,79 %
  Philippe Poutou
Nouveau Parti anticapitaliste
411 160 1,15 %
  Nathalie Arthaud
Lutte ouvrière
202 548 0,56 %
  Jacques Cheminade
Solidarité et progrès
89 545 0,25 %
Sources : site officiel du Conseil constitutionnel : premier tour, second tour


Structure des votes

Réactions internationales

Comptes de campagne

Le 31 juillet 2012, sont publiées dans le Journal officiel les dépenses de chaque candidat, comptabilisées par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques[85] :

Le plafond de dépenses pour le premier tour était de 16,851 millions d'euros remboursables au maximum à 47,5 %, soit 8,004 millions d'euros. Les candidats qui ont obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés reçoivent un remboursement maximal de 4,75 % du plafond, soit 0,8 million d'euros. Au second tour, le plafond était de 22,509 millions d'euros remboursables au maximum à 47,5 %, soit 10,692 millions d'euros.

En décembre 2012, saisie par divers partis politiques, la Commission nationale des comptes de campagne rejette le compte de campagne de Nicolas Sarkozy. Cette décision est susceptible d'appel devant le Conseil Constitutionnel par le candidat [86] . Si le compte de campagne devait in fine être rejeté, la perte pour l'UMP pourrait avoisiner 10 ou 11 millions d'euros [87] .

Élections législatives

Les élections législatives qui se sont déroulées les 10 et 17 juin 2012 font partie d'une séquence, depuis l'instauration du quinquennat, dont l'objectif affiché est de réduire le risque de cohabitation[88],[89] et de confirmer le principe de « légitimité subordonnée » et la tendance de l'élection présidentielle[90]. Ce calendrier est issu de l'instauration du mandat présidentiel quinquennal en 2000 et de la fixation au 3e mardi du mois de juin de la fin des pouvoirs de l'Assemblée nationale, cinq ans après son élection[91].

Depuis le début de la Ve République, le président nomme un Premier ministre membre de la majorité parlementaire issu de son camp politique, ou dans une situation éventuelle de cohabitation lorsque l'opposition est majoritaire à l'Assemblée nationale[92]. La XIVe législature s'ouvrira le 26 juin 2012[93], mais le président élu conserve le choix d'un Premier ministre issu de son propre parti entre sa prise de fonction et le début de la session parlementaire.

Une partie des médias et de la classe politique utilisent l'expression de « troisième tour », par rapport aux deux tours de l'élection présidentielle, pour qualifier ces élections législatives[94],[95],[96],[97],[98].

Notes et références

Notes

  1. Candidate d'Europe Écologie Les Verts, également soutenue par : Mouvement écologiste indépendant, Fédération régions et peuples solidaires
  2. Candidate du Front national, également soutenue par : le Rassemblement pour l'indépendance de la France, Souveraineté, indépendance et libertés
  3. Selon les statuts de l'UMP, Nicolas Sarkozy doit passer par un Congrès et Pour être le candidat de l'UMP, Sarkozy doit passer par un congrès
  4. Candidat de l'Union pour un mouvement populaire, également soutenu par : Chasse, pêche, nature et traditions, Nouveau Centre, Parti chrétien-démocrate, Parti radical, La Gauche moderne, Les Progressistes, Le Chêne, Convention démocrate
  5. Composé des partis suivants : Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire, République et socialisme, Convergences et alternative, Parti communiste des ouvriers de France, Fédération pour une alternative sociale et écologique
  6. Candidat du Front de gauche, également soutenu par : Les Alternatifs, Organisation de Femmes Égalité, Mouvement politique d'éducation populaire, Rassemblement des cercles communistes, Europe-Liberté, Alternative démocratie socialisme
  7. Candidat du Mouvement démocrate, également soutenu par : Alliance centriste, Parti libéral démocrate
  8. Candidat de Debout la République, également soutenu par : France bonapartiste, Démocratie et République, Porinetia Ora, Nouvelle Action royaliste
  9. Candidat du Parti socialiste, également soutenu par : Parti radical de gauche, Mouvement républicain et citoyen, Génération écologie, Mouvement unitaire progressiste, Homosexualités et socialisme, Cap21, Nouvel espace progressiste

Références

  1. L'article 6 de la constitution dispose à l'alinéa premier que « le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. »
  2. L'article 7 de la constitution dispose à l'alinéa premier que « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour. »
  3. L'article 7 de la constitution précise ces cas d'élection anticipée ou retardée :
    • Une vacance du pouvoir déclarée définitive (alinéa 5) provoque une élection ;
    • Le décès ou l'empêchement d'un candidat déclaré, dans la dernière semaine de dépôt des candidatures (alinéa 6) peut motiver un report de l'élection par le Conseil constitutionnel ;
    • Le décès ou l'empêchement d'un candidat, avant le premier tour (alinéa 7) fait reporter l'élection ;
    • Le décès ou l'empêchement d'un candidat en ballotage au second tour, ou celui d'un candidat qui aurait pu être au second tour mais s'est désisté (alinéa 8) entraîne le redémarrage de toutes les opérations électorales.
  4. Parrainages - Élection présidentielle 2012, sur Conseil constitutionnel
  5. Loi du 6 novembre 1962 voir l'article 3. Consulté le 5 mai 2012
  6. a et b Parrainages - Élection présidentielle 2012, sur Conseil constitutionnel. Consulté le 5 mai 2012
  7. Nathalie Arthaud, candidate de LO, première à rendre publiques ses 500 signatures, sur AFP, 7 mars 2012. Consulté le 7 mars 2012
  8. Cheminade a déposé ses 500 signatures, sur TF1 News, 8 mars 2012. Consulté le 8 mars 2012
  9. Poutou: "l'Oscar du petit candidat", sur Le Figaro, 13 mars 2012. Consulté le 13 mars 2012
  10. Les candidats à la présidentielle déposent leurs parrainages, sur Le Nouvel Obs, 16 mars 2011. Consulté le 16 mars 2012
  11. Marine Le Pen trouve ses 500 signatures et entre officiellement en campagne, sur La Voix du Nord, 14 mars 2012
  12. Parrainages : le record de Nicolas Dupont-Aignan, sur Le Point, 14 mars 2012. Consulté le 14 mars 2012
  13. Eva Joly a déposé jeudi 639 signatures au Conseil constitutionnel, sur Le Point, 15 mars 2012. Consulté le 15 mars 2012
  14. Près de 1.100 signatures d'élus recueillies par Mélenchon, sur Libération, 15 mars 2012. Consulté le 15 mars 2012
  15. http://www.liberation.fr/politiques/01012396973-les-sages-valident-dix-candidatures-a-la-presidentielle
  16. Décision Liste candidats 2012, sur Conseil constitutionnel, 19 mars 2012. Consulté le 7 mai 2012
  17. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=CAA153E7187428A118619838A6C37056.tpdjo13v_1?cidTexte=JORFTEXT000025540935&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id
  18. Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République, sur Journal officiel de la République française, 31 mars 2012. Consulté le 31 mars 2012
  19. Maël Thierry, « 2012 : pourquoi Besancenot renonce », sur tempsreel.nouvelobs.com. Mis en ligne le 5 mai 2011, consulté le 22 avril 2012
  20. Pascal Riché, « Borloo n'est pas candidat pour « ne pas ajouter de la confusion » », sur Rue89. Mis en ligne le 2 octobre 2011, consulté le 16 février 2012
  21. "Communiqué de Presse", sur http://www.cni.asso.fr/. Mis en ligne le 06 mai 2012, consulté le 06 mai 2012
  22. « Boutin, "obligée" par la France », Le Journal du dimanche, 22 juin 2011
  23. « Présidentielle : Christine Boutin annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy », lemonde.fr, 13 février 2012
  24. « Dix ans après 2002, Chevènement se lance dans la présidentielle », Ladepeche.fr, 5 novembre 2011 [texte intégral] .
  25. « Chevènement annonce son retrait de la course présidentielle », Agence France-Presse, 1er février 2012 [texte intégral] .
  26. Présidentielle 2012 : Alain Juppé n'est "fermé à rien", 22 juin 2008
  27. Alain Juppé candidat aux primaires UMP de 2012 si…, sur lesinfos.com. Mis en ligne le 29 mars 2010, consulté le 16 février 2012
  28. CARL LANG ABSENT DE LA PRÉSIDENTIELLE, sur National-Hebdo. Consulté le 2 mai 2012
  29. Corinne Lepage : “L'écologie a besoin d'un avocat, pas d'un juge !”, sur lemonde.fr, 17 avril 2012. Consulté le 17 avril 2012
  30. miguet2012.fr, 18 avril 2012
  31. Hervé Morin annoncera sa candidature le 27 novembre, sur ladepeche.fr. Mis en ligne le 9 novembre 2011, consulté le 16 février 2012
  32. Présidentielle : Morin officiellement candidat, sur leparisien.fr. Mis en ligne le 27 novembre 2011, consulté le 16 février 2012
  33. Hervé Morin retire sa candidature, sur lepoint.fr. Mis en ligne le 16 février 2012, consulté le 16 février 2012
  34. « Frédéric Nihous : “Je suis candidat à la présidentielle” », Le Figaro, 16 juin 2011.
  35. « Nihous renonce et soutient Sarkozy », Le Figaro, 22 février 2012.
  36. "La présidentielle est une mascarade de démocratie", sur lemonde.fr. Mis en ligne le 3 octobre 2011, consulté le 16 février 2012
  37. DSK voulait être candidat mais ne le sera "évidemment pas", sur 7sur7.be. Mis en ligne le 18 septembre 2011, consulté le 23 mars 2012
  38. À partir de lundi, fini les rattrapages télé de Poutou à 2h du matin, sur l'Express, 6 avril 2012. Consulté le 14 avril 2012
  39. DOM-TOM : les télés se conforment au Code électoral, sur Le Figaro, 20 avril 2012. Consulté le 20 avril 2012
  40. Temps de parole: neuf médias écrivent au Conseil constitutionnel, sur L'Express, 8 fevrier 2012. Consulté le 14 avril 2012
  41. La campagne "suspendue", les candidats se précipitent à Toulouse, sur tempsreel.nouvelobs.com. Mis en ligne le 19 mars 2012, consulté le 21 mars 2012
  42. Toulouse : campagne suspendue, vraiment ?, sur marianne2.fr. Mis en ligne le 20 mars 2012, consulté le 21 mars 2012
  43. Poursuivre la campagne, "un acte de résistance" pour Mélenchon, sur ladepeche.fr. Mis en ligne le 20 mars 2012, consulté le 22 mars 2012
  44. Un impact sur le scrutin élyséen ?, sur lalibre.be. Mis en ligne le 20 mars 2012, consulté le 22 mars 2012
  45. [PDF] Sondage Ifop pour Le JDD, 4 au 6 janvier 2012. Consulté le 8 janvier 2012
  46. Sondage CSA : Hollande repasse devant Sarkozy au 1er tour, sur Libération, 12 avril 2012. « François Hollande arriverait en tête du premier tour de la présidentielle avec 27 % d'intentions de vote (-2) devant Nicolas Sarkozy, en chute de 4 points à 26 %, et Jean-Luc Mélenchon qui confirme sa troisième place avec 17 % (+2), selon une enquête CSA pour BFMTV, RMC et 20 Minutes »
  47. Nicolas Chapuis, « Mélenchon fait rougir de plaisir la Bastille », sur Le Nouvel Obs, 18 mars 2012. Consulté le 18 mars 2012
  48. Jean-Luc Mélenchon à Toulouse: 70 000 personnes au Capitole pour son meeting, sur Le Huffington Post, 5 avril 2012. Consulté le 5 avril 2012
  49. Succès populaire de Jean-Luc Mélenchon à Marseille, sur Le Figaro, 15 avril 2012. Consulté le 15 avril 2012
  50. Sondage : Mélenchon explose ses rivaux, sur France Soir, 10 avril 2012. Consulté le 18 avril 2012
  51. Julie Guesdon, « Labomètre : 7è semaine consécutive de domination du net pour Mélenchon », sur Europe 1, 11 avril 2012. Consulté le 18 avril 2012
  52. UMP et PS annoncent chacun 100 000 sympathisants à Paris, sur Le Nouvel Obs, 15 avril 2012. Consulté le 18 avril 2012
  53. Procès Le Pen/ Joly : La présidente du FN renvoyée dans les cordes, sur FranceSoir. Consulté le 18 avril 2012
  54. Michel Veron, « Pourquoi Sarkozy et Hollande refusent le débat à 10 ? », sur L'Express, 3 avril 2012. Consulté le 4 avril 2012
  55. France 2 : Mélenchon a été le plus regardé, sur Europe 1, 13 avril 2012. Consulté le 6 mai 2012
  56. Élections politiques : déroulement du scrutin, sur http://vosdroits.service-public.fr/. Consulté le 6 mai 2012
  57. L'organisation de l'élection présidentielle présente-t-elle des spécificités outre-mer ?, sur Conseil constitutionnel. Consulté le 7 mai 2012
  58. Le vote électronique va devoir prouver sa fiabilité, sur Courrierdesmaires.fr. Consulté le 14 avril 2012
  59. La liste comprend de nombreuses communes des Alpes-Maritimes ou des Hauts-de-Seine, comme Issy-les-Moulineaux. Cf. Liste des 82 communes équipées de machines à voter, sur ZDnet.fr. Consulté le 18 avril 2012)
  60. Élections : il n’y aura pas de vote électronique cette année à Lorient, sur ouest-france.fr. Mis en ligne le 5 janvier 2012, consulté le 25 mars 2012
  61. Meuse : le vote électronique, sur Lorrainenumerique.net, Mardi 10 avril 2012. Consulté le 14 avril 2012
  62. 22/4 : les Belges donneront les résultats, sur Le Figaro, 11 avril 2012
  63. Enguérand Renault, « Un débat suivi par près de 18 millions de téléspectateurs », sur Le Figaro, 3 mai 2012
  64. a et b Les candidats du 1er tour ont donné leurs consignes de vote, sur Libération, 3 mai 2012. Consulté le 3 mai 2012
  65. [Vidéo Bayrou : “François Hollande, c'est le choix que je fais”], sur Le Monde, 4 mai 2012. Consulté le 4 mai 2012
  66. a et b « Le camp Sarkozy critique certains médias », LCI-TF1, 25 avril 2012.
  67. « Sarkozy est-il Ben Ali, Pétain ou Kadhafi ? », Le Point, 27 avril 2012.
  68. « Nicolas Sarkozy et ses partisans s'en prennent aux médias », Le Monde, 25 avril 2012.
  69. « Sondage : Hollande chouchou des médias ? », Le Point, 24 mai 2012.
  70. « 74 % des journalistes ont voté François Hollande », Atlantico, 15 juin 2012.
  71. Guillaume Perault, « Nombre très élevé des votes blancs et nuls », Le Figaro, 8 mai 2012, p. 8 
  72. Jonathan Bouchet-Petersen, « Un vote blanc à 2 147 173 bulletins », Libération, 2012. Consulté le 8 mai 2012
  73. Mediapart, « À la Commission, les sondages ont plu, rarement déplu », 20 avril 2012, Mathilde Mathieu et Michaël Hajdenberg.
  74. a, b et c Grégoire Fleurot, « Pour qui ont voté les jeunes et les ouvriers ? », sur slate.fr. Mis en ligne le 22 avril 2012, consulté le 21 mai 2012
  75. Pierre Jaxel-Truer, « Comment ont voté les retraités au premier tour ? », sur lemonde.fr. Mis en ligne le 2 mai 2012, consulté le 21 mai 2012
  76. Hollande a rallié une nette majorité (60 %) des catégories populaires, sur tempsreel.nouvelobs.com. Mis en ligne le 10 mai 2012, consulté le 21 mai 2012
  77. Marie-Pia Rieublanc, 93 % des musulmans ont voté pour François Hollande, La Vie, publié le 7 mai2012
  78. Henrik Lindell, 79 % des catholiques pratiquants} ont voté pour Sarkozy, La Vie, publié le 7 mai 2012
  79. a, b, c, d, e, f, g et h « Les leaders européens saluent l'élection de François Hollande » sur Le Monde, 7 mai 2012
  80. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t article de L'Express, Obama invite Hollande à la Maison-Blanche
  81. (ca) "Copríncep Hollande", Diari Andorra, 7 mai 2012
  82. (ca)"Martí felicita Hollande per la victòria i ofereix la seva col·laboració per continuar estrenyent els lligams", Diari Andorra, 7 mai 2012
  83. AFP, « Obama félicite Hollande et l'invite à la Maison-Blanche » sur Le Point, 7 mai 2012
  84. Message du pape Benoît XVI à François Hollande, sur le site de la Conférence des évêques de France
  85. http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Francois-Hollande-a-depense-plus-d-argent-que-Nicolas-Sakozy-lors-de-la-presidentielle-537322
  86. Article du Monde 21.12.2012
  87. Article du Figaro (21.12.2012)
  88. « Tout bien réfléchi, c'est oui », L'Express, Denis Jeambar, 21 septembre 2000.
  89. Georges Vedel, « Variations et cohabitations », revue Pouvoirs, no 83, novembre 1997.
  90. Jean-Claude Zarka, Le Président de la Ve République, Ellipses Marketing, 2007, (ISBN 978-2729831868), p. 10.
  91. LOI organique no 2001-419 du 15 mai 2001 modifiant la date d'expiration des pouvoirs de l'Assemblée nationale, JORF no 113 du 16 mai 2001.
  92. « Une procédure qui structure le temps et l’espace politiques »., CEVIPOF, CNRS.
  93. Calendrier d'ouverture de la XIVe législature sur le site de l'Assemblée nationale]
  94. Législatives : Hollande appelle à une majorité «large, solide et loyale», sur leparisien.fr. Mis en ligne le 14 mai 2012, consulté le 14 mai 2012
  95. Législatives : le PS a besoin d'"une majorité", l'UMP va tenter le "3e tour", sur midilibre.fr. Mis en ligne le 7 mai 2012, consulté le 14 mai 2012
  96. Jonathan Bouchet-Petersen, « Quel troisième tour pour François Hollande ? », sur liberation.fr. Mis en ligne le 7 mai 2012, consulté le 14 mai 2012
  97. Gérard Bon, « Marine Le Pen déjà engagée dans le troisième tour », sur tempsreel.nouvelobs.com. Mis en ligne le 25 avril 2012, consulté le 14 mai 2012
  98. Jean-Claude Jaillette, « Marine Le Pen demande aux électeurs de l’UMP de la faire entrer à l’Assemblée », sur marianne2.fr. Mis en ligne le 9 mai 2012, consulté le 14 mai 2012

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